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  • Agents IA
    • Introduction
    • 1. Qu’est-ce qu’un agent IA ?
    • 2. Comment donner une mission à un agent ?
    • 3. Comment un agent utilise-t-il un outil ?
    • 4. Comment l’agent enchaîne-t-il les étapes ?
    • 5. Contexte et mémoire : que conserve l’agent ?
    • 6. À quoi servent les skills ?
      • Une procédure accompagnée de ressources
      • Exemple : comparer des séjours
      • Charger les instructions au bon moment
      • Skill, outil et mémoire : des rôles différents
      • Une aide, pas une garantie
    • 7. Comment l’agent recherche-t-il des documents ?
    • 8. Workflow ou agent : comment choisir ?
    • 9. À quoi servent le middleware et les validations humaines ?
    • 10. Quand plusieurs agents sont-ils utiles ?
    • 11. Que fournissent les frameworks et MCP ?
    • 12. Comment vérifier qu’un agent accomplit sa mission ?

À quoi servent les skills ?

Comprendre comment une procédure et ses ressources guident l’agent, sans remplacer ses outils ni ses autorisations.

Notre agence de voyage compare régulièrement des vols et des hôtels. À chaque demande, faut-il rappeler au modèle de vérifier les dates, la devise, les frais et les conditions d’annulation ?

Un skill permet de conserver cette méthode pour la réutiliser lorsque la tâche s’y prête. Il donne à l’agent des instructions spécialisées, sans les répéter manuellement dans chaque conversation.

Une procédure accompagnée de ressources

Dans le format ouvert Agent Skills, un skill est un dossier contenant un fichier SKILL.md. Ce fichier indique son nom, décrit quand l’utiliser et fournit les instructions à suivre. Des références, des modèles de documents ou des scripts peuvent l’accompagner ; ils ne sont pas obligatoires.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle capacité apprise par entraînement. Les instructions sont lues et ajoutées au contexte. L’application qui accueille l’agent doit prendre en charge ce mécanisme : déposer un fichier ne suffit pas à le rendre utilisable.

Exemple : comparer des séjours

Imaginons un skill nommé comparer-des-sejours, décrit ainsi : « Comparer des offres de vols et d’hôtels en respectant les contraintes du voyageur. » Sa procédure pourrait être :

  1. Vérifier la demande. Relever les dates, la durée sur place, le budget et la devise. Demander les précisions manquantes.
  2. Chercher des offres comparables. Utiliser les outils disponibles pour rechercher les vols et les nuits d’hôtel correspondant au séjour.
  3. Comparer les coûts et les conditions. Additionner les montants dans une même devise, distinguer les frais connus des frais non renseignés et vérifier les conditions d’annulation.
  4. Présenter sans réserver. Fournir un tableau avec les sources, les horaires et les limites de la comparaison. Signaler toute contrainte non satisfaite.

Le dossier peut inclure un modèle de tableau. Il n’a pas besoin de contenir tous les prix ni les données de chaque cliente.

Pour Montréal–Agadir, les quatre jours sur place et les 2 000 CAD viennent de la demande actuelle. La même procédure peut servir à un autre voyage, avec d’autres contraintes. Le skill conserve la méthode, pas un itinéraire à recopier.

Charger les instructions au bon moment

Pourquoi ne pas placer toutes les procédures dans le prompt initial ? Elles prendraient de la place dans le contexte, même sans rapport avec la demande.

Le chargement progressif évite cette accumulation. Dans LangChain Deep Agents, le modèle reçoit d’abord le nom et la description des skills configurés. Lorsqu’un skill est pertinent, il en lit les instructions complètes, puis les ressources nécessaires. Une description précise aide à choisir la bonne procédure ; elle ne garantit pas que le choix sera toujours correct.

Le modèle reçoit d’abord le nom et la description des skills disponibles. Si comparer-des-sejours correspond à la demande, ses instructions sont chargées dans le contexte. Les ressources complémentaires sont consultées seulement si nécessaire, puis la procédure guide le travail avec les outils autorisés.

Google ADK propose également des skills chargés par niveaux : description, instructions, puis ressources. Cette fonctionnalité est indiquée comme expérimentale dans la documentation consultée. Le format commun facilite la réutilisation, mais les outils et les possibilités d’exécution dépendent de l’application.

Skill, outil et mémoire : des rôles différents

Le skill explique comment comparer les séjours. L’outil de recherche interroge les offres ; l’outil de calcul additionne les montants. Les données conservées apportent les dates et les préférences de la cliente.

Ces rôles se complètent. Une procédure conservée peut d’ailleurs être considérée comme une forme de mémoire. Mais un skill qui recommande une recherche ne crée pas l’outil correspondant et ne donne pas accès à un service externe.

Une aide, pas une garantie

Lire la procédure ne prouve pas qu’elle a été correctement suivie. Il faut vérifier le résultat : quatre jours sur place, budget respecté, prix sourcés et absence de réservation non autorisée.

Un skill peut aussi être incomplet, périmé ou contenir des instructions dangereuses. Avant de l’utiliser, examiner sa provenance, ses instructions et ses éventuels scripts. Les permissions restent contrôlées par l’application : écrire « réserver » dans un fichier ne vaut pas autorisation de le faire.

À retenir : un skill rend une méthode réutilisable et accessible au bon moment. Il guide l’agent, mais ne remplace ni les outils, ni les données fiables, ni le contrôle du résultat.

Suite : Comment l’agent recherche-t-il des documents ?