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  • Agents IA
    • Introduction
    • 1. Qu’est-ce qu’un agent IA ?
    • 2. Comment donner une mission à un agent ?
    • 3. Comment un agent utilise-t-il un outil ?
    • 4. Comment l’agent enchaîne-t-il les étapes ?
    • 5. Contexte et mémoire : que conserve l’agent ?
    • 6. À quoi servent les skills ?
    • 7. Comment l’agent recherche-t-il des documents ?
    • 8. Workflow ou agent : comment choisir ?
      • Le workflow organise le parcours
      • L’agent choisit une partie de la démarche
      • Choisir selon le besoin, pas selon l’étiquette
      • Combiner les deux sans tout déléguer
    • 9. À quoi servent le middleware et les validations humaines ?
    • 10. Quand plusieurs agents sont-ils utiles ?
    • 11. Que fournissent les frameworks et MCP ?
    • 12. Comment vérifier qu’un agent accomplit sa mission ?

Workflow ou agent : comment choisir ?

Distinguer les étapes programmées des décisions confiées au modèle, et combiner les deux lorsque cela aide.

Notre agence de voyage doit parfois additionner les prix d’offres déjà sélectionnées. Dans d’autres cas, elle doit explorer plusieurs possibilités pour préparer un séjour à Agadir. Faut-il confier ces deux tâches à un agent ?

La question utile est : quelles décisions faut-il programmer, et lesquelles gagne-t-on à confier au modèle ? La présence d’un LLM ne suffit pas à faire la distinction.

Le workflow organise le parcours

Un workflow, ou flux de travail, définit des étapes et des règles pour passer de l’une à l’autre. Il peut appeler un modèle, utiliser des outils, prévoir des branches et répéter une étape. Il n’est donc pas nécessairement une ligne droite.

Pour comparer des offres connues, l’agence peut programmer ce parcours : vérifier les montants et les devises, calculer les totaux, puis demander au LLM de rédiger la présentation. Si des frais manquent, une branche prévue signale l’information incomplète au lieu d’annoncer un total définitif.

Le modèle rédige, mais ne décide pas de supprimer la vérification ou de remplacer le calcul. Le cours Microsoft sur les workflows décrit ainsi des composants de code ou des agents reliés par des transitions explicites.

Parcours contrôlé ne signifie pas réponse garantie. Un calcul peut utiliser une donnée erronée et un résumé généré peut déformer le résultat. Les sorties restent à vérifier.

L’agent choisit une partie de la démarche

Un agent confie au modèle le choix de certaines prochaines étapes selon la mission et les résultats obtenus : quel outil appeler, quelle recherche préciser, quand poser une question ou proposer une réponse. L’application conserve le contrôle des actions autorisées.

Pour Montréal–Agadir, imaginons que les premières offres dépassent les 2 000 CAD prévus pour les vols aller-retour et l’hôtel. Le modèle peut examiner ce qui explique le coût, demander si les dates sont flexibles ou chercher d’autres hôtels. Cela ne l’autorise pas à porter le budget à 3 000 CAD.

Une exception connue, comme l’absence de vol direct, peut aussi être traitée par une branche programmée. Rencontrer une difficulté n’impose pas un agent. L’intérêt apparaît lorsque les démarches utiles varient et sont difficiles à prévoir à l’avance.

Deux exemples simplifiés : dans le workflow, le code impose la vérification des offres, le calcul et la rédaction par le LLM. Dans l’agent, le modèle choisit de présenter une réponse ou d’utiliser un outil ; le résultat de l’outil revient au modèle pour orienter la suite. Les deux restent soumis aux contrôles de l’application.

Choisir selon le besoin, pas selon l’étiquette

Trois questions aident à décider :

  • Les étapes et les exceptions sont-elles connues ? Un workflow rend leur exécution plus explicite et plus facile à tester. Pour additionner des prix, du code classique suffit.
  • Faut-il choisir la démarche en cours de route ? Une recherche documentaire qui dépend des passages trouvés peut justifier une partie agentique.
  • Peut-on vérifier le résultat et arrêter le travail ? Davantage d’autonomie exige de pouvoir détecter une erreur, une absence de progrès ou une action non autorisée.

Les appels supplémentaires au modèle et aux outils peuvent augmenter le coût et l’attente. Il faut mesurer leur utilité, pas supposer qu’un agent fait mieux. Anthropic recommande de partir de la solution la plus simple, puis d’ajouter de la complexité seulement si elle améliore réellement la tâche.

Combiner les deux sans tout déléguer

L’agence peut imposer la collecte des contraintes, confier la recherche des offres à un agent, puis vérifier les totaux par code avant de présenter la comparaison. Aucun de ces choix n’autorise une réservation.

Cette combinaison est prévue dans Microsoft Agent Framework : un workflow peut relier des fonctions et des agents. Les noms varient selon les frameworks ; examiner qui décide quoi est plus instructif que compter les composants appelés « agents ».

À retenir : programmer ce qui doit suivre des règles connues ; confier au modèle les choix pour lesquels son adaptation apporte une valeur vérifiable. Workflow et agent peuvent se compléter.

Suite : À quoi servent le middleware et les validations humaines ?